Un Livre…

Bonsoir, bonne nuit à tous, je me présente, Pomme Camille. Ce cher Oskar étant en voyage au pays des vivants (petite visite de courtoisie), il m’a chargée d’entretenir son blog, tâche que jusqu’à présent je n’ai point remplie… Car en effet, n’ayant ni la verve ni le talent de mon commanditaire, il m’est très difficile d’oser souiller son blog de ma plume si peu délicate et douée. Mais c’est une question d’honneur, et je ne puis esquiver plus longtemps ce labeur. Aussi vous présenterai-je cette nuit un livre court que je viens de lire, et qui ma fois et fort intéressant. Je pense que si Oskar daignait s’y plonger, il serait fort intéressé.

Los Reyes, de Julio Cortazar, est un poème dramatique utilisant le mythe grec du Minotaure pour représenter la place de l’Artiste dans une société autocratique : il est le bouc émissaire, le porteur de tous les maux, celui que l’on cache pour mieux le pointer du doigt. Plus largement, c’est une réflexion sur la place et la fonction de l’être « différent » dans la société. Celui qui sert à fédérer le peuple dans une peur unique, une haine unique, et ainsi à asseoir un pouvoir quelque peu totalitaire. Tout cela sur la seule base de préjugés véhiculés par une minorité, mais clamés haut et fort, à tout vent, comme vérités indubitables.

Mais je ne m’étendrai pas plus : je suis une critique bien trop médiocre et une mauvaise essayiste. Je vous laisse juger par vous-mêmes, si le coeur vous en dit : Los Reyes, Julio Cortazar, Acte Sud, Edition bilingue, Version Française par Laure Guille-Bataillon.

Et je vous laisse un dessin que m’a inspiré cette lecture. (« Ecoute, il n’y a qu’un seul moyen de tuer les monstres : les accepter. »)

ps : j’espère que vous saurez montrer de l’indulgence et pardonner à Oskar la médiocrité de son intérimaire. Bien à vous. Pomme Camille

Aujourd’hui sur Oskar TV

Musique

La vidéo de la semaine précédente ayant été supprimée, de toute évidence, je vous la remets ici. Il semblerai que ce clip dérange beaucoup, il est pratiquement introuvable. Mais qui en veut à Marilyn Manson?

Clip officiel de la chanson « Apple of Sodome » tirée de la BO du film « Lost Highway » de David Lynch. Ce clip est resté dans le placard plus de dix ans avant d’être mis en ligne le mois dernier.

Version alternative du clip « Arma…geddon ». Des plans formidables, couleurs magnifiques, pour moi un des meilleurs clips de Manson.

Performance époustouflante de Lady Gaga aux Brit awards, les victoires anglaises. En hommage à Alexander McQueen, couturier mort cette semaine, vraisemblablement suicidé.

Performance d’Amanda Palmer sur la chanson de son groupe, The Dresden Dolls, Coin-operated boy.

Le jeune pianiste chinois Lang Lang aux victoires de la musique classique. EPOUSTOUFLANT!

Société

C’est deux vidéos ont été prises Dimanche 14 Février sur le Parvis de Notre-Dame de Paris, récemment baptisé « Place Jean-Paul 2″ Pape connu pour son actif soutien à la contraception ainsi qu’à la cause homosexuelle, puisqu’il l’a souvent comparée à la pédophilie. Un autre crétin, donc.

Politique

Discours de Cohn-bendit au parlement européen, sur la commission Barroso. Enlevé. Jubilatoire.

Discours de campagne de Jean-Luc Mélenchon. A écouter!

Vidéo officielle du mouvement « No Sarkozy Day » (pour plus d’information sur cette journée du 27 Mars, voir la page en haut de ce blog).

Bonus

http://vimeo.com/6913172

court-métrage très beau sur le « à côté de la plaque ». Carrément superbe, en fait.

Vidéo très instructive.

Voilà!

Amitiés,

Oskar Cyrus

No Happy End

Nous voilà à l’heure où, épuisé, on regarde derrière pour se rendre compte du désastre. On n’y voit que du feu. Des flammes, des flammes, un vent brûlant, que des lambeaux d’une civilisation qui, il est vrai, ne se portait pas très bien. Déjà le monde. Déjà la pluie sur l’orage qui nous fait rendre compte de l’heure tardive. Sursaut soudain, on regarde l’heure – tardive – il est juste près de minuit et quand la cloche sonnera, il le sera, minuit, l’angoisse avec et les fantômes qui nous viennent de l’intérieur. On y croira assez, à cette supercherie superbe, à ce décor en carton, on aura très peur, on ne dormira pas. Pause. On regarde le plafond, qui n’est pas plus gris que le ciel, mais juste un peu moins froid. Un peu plus près. Pause. On regarde le plafond, qui est le seul qui peut nous tomber dessus. Notre petit ciel de déprime ordinaire, un peu de pluie sans beaucoup de neige, pas assez froid, il ne reste qu’une déchirure d’espoir, abandonnée au coin d’une boite et qui se meurt parce qu’il n’y a plus rien à voir. Plus rien. C’est l’insomnie, m’a-t-on rapporté, d’un coin de rumeur au coin d’une rue au coin d’une ville au coin d’un autre pays. C’est l’insomnie, et qui veille, et qui veille! On aura beau dire: c’est le diable! Tout le monde s’en fiche, c’est le diable, et bien oui, c’est un démon, et bien oui, mais je ne peux pas dormir ; ou alors, c’est une plaie! et bien oui, c’est une plaie, elle fait mal, tu as mis du sel dessus avec tous tes fantômes, tu la rouvres parce que tu veux pleurer, tu plantes un autre couteau dedans, plus grand, et bien oui, c’est une plaie, c’est la tienne, et si tu la refermes, il restera quand même, à cet endroit précis, une énorme cicatrice. Pas de chirurgie, ce n’est pas possible.

Il faut partir.

Et tu regardes le monde. Tu t’assieds juste là, sur une colline au dessus de la ville, un peu de nuit reste encore accrochée au bout de chaque lampadaire, tu regardes les lumières s’éteindre et le jour se lever. Tu regardes, il n’y a plus qu’un tas de charbon où pataugent les tiens. Tes frères, tes sœurs, tes congénères de caniveau, des rats qui ne cherchent rien d’autre qu’un trou pour passer le restant de leur vie. Un peu tranquille, n’ayant qu’une préoccupation, éviter tant bien que mal le raticide. Au loin, tu es à l’ouest, face à l’est, et tu regardes, au loin, le soleil qui se lève. C’est beau oui, pas longtemps. C’est beau mais éphémère, quand un grondement te rappelle. La colline. La colline n’est pas à toi, ni la plaine, ni les montagnes, ni la forêt, ni ta maison, non, rien ne t’appartient – un grondement te réveille – tu n’es même pas ton propre propriétaire, car certains prétendent que l’on n’appartient qu’à Dieu. Dieu.

Dieu, il ne veut même pas de toi. Tu as pourtant le droit de vivre, mais non, Dieu ne te veux pas, tu n’est pas des leurs, mais tu lui appartiens. Petit, petite ombre d’humain, tu lui appartiens. Tu cherches un autre endroit. Tu te couches – tu ignores – et tu t’endors. Dors, petit, dors…

Ta montre s’est arrêtée.

Tu ignores, tu te lèves, tu marches. Tu ignores. Encore. Tu marches, tu essayes de t’échapper, tu cours. Tu trébuches, tu ignores, tu te relèves, tu tombes. Encore. Tu t’effondres, tu fonds, tu pleurs. Petit con. Tu es trop faible. Petite merde. On t’avait dit. Reste-là. Ne t’échappe pas. Petite ordure. On te l’avait dit. Reste-là.

Tu ne pouvais pas.

Avec raison. On te doit le pardon. Ne reste-pas. Échappe-toi. Cours vers l’illustre, vers le salut, ne fut-ce qu’une illusion ; cours et ne dit jamais pardon, cours, oui, cours jusqu’à ce monde qui n’est qu’un autre mur, mais plus grand ; cours à ta perte, petite ombre, cours, et trébuche encore, bave encore, saigne, succombe à la douleur et à l’envie – ne te laisse pas aller – courage! Tu y es presque. Tu y arrive. Tu sais… l’heure du repos.

Tu t’arrêtes. Là tu sais qu’il n’y aura plus personne. Tu t’arrêtes au milieu du désert et tu succombes à la chaleur. La douleur te lance dans tes jambes maigres, tu n’as pas de reflet, tu es dans le désert. Bienvenue en enfer. Alors tu n’as plus de larmes – toutes évaporées – tu n’as plus de pleurs, tu les as tous usés. Tu regardes tes mains, elles sont vieilles, grises, desséchées. Tu touches ton visage, avec crainte, et tu y sens les rides, les années, les longs sillons creusés par les larmes, et ton histoire. Une ampoule grésillante qui s’éteint. La vérité? La vérité, c’est que tu es presque mort. Ta vie? Ta vie, tu n’as fait que courir. Ta nuit. Tu n’as fait que pleurer. Dormir, tu n’as même pas rêvé. Ton rêve. Ton rêve tu l’as oublié. Tes souvenirs. Laisse-les, rien qu’un lointain passé. Le jour? Tu regardes autour.

Tu regardes autour et le soleil se couche. Tu es à l’est, face à l’ouest et au loin, le soleil se couche. Le bilan. Une vie ratée. La leçon. Tout enterrer. Un sentiment? Non. Abandonner.

Rien qu’un Adieu.

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No happy end. Tu regardes le monde quand tu te réveilles. Un mauvais cauchemar. Tu t’éveilles, tu as fait un putain de mauvais cauchemars. La fin de ta vie, tu dis. Tu n’en est qu’au début. Veinard, t’as vraiment cru que c’était enfin terminé. T’es trop con, des fois… Trop con. Tu te lève et tu vas à la fenêtre de ta chambre d’hôtel. Tu écartes les rideaux roses et tu regardes la friche industrielle, les voitures, les gens, les cons. Tu regardes le monde à travers cette petite télévision, tu cherches un peu de conscience, en vain…

Tu retournes te coucher, tu avales un cachet. Parce qu’au fond, tu le sais. A l’heure du repos, il n’y aura pas de Happy End.

Non, vraiment, No Happy End.

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Sincères condoléances,

Oskar Cyrus

Homophobie : A vomir sur Dieu et Notre-Dame

« Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.»
Discours du chef nazi Himmler sur l’homosexualité prononcé le 18 février 1937

« II faut abattre cette peste par la mort.»
Autre discours d’Himmler 16 novembre 1940

Aujourd’hui, Place Notre-Dame, des homosexuels ont décidés de s’embrasser pour le kiss-in contre l’homophobie initialement prévu à cet endroit, mais suite à une menace des intégristes catholiques, déplacé à la fontaine  St-Michel. La vidéo est prise Place Notre-Dame, et les nazillons que vous voyez s’agiter sont bien des catholiques.

Triangle rose pour la déportation homosexuelle

Que dire de plus. Les extraits des discours d’Himmler parlent d’eux-même. Peut-on en dire plus? Je ne pensais pas qu’il y avait autant de crétins fascistes en France. J’applaudis ces homosexuels qui ont osés malgré les menaces. Ce n’est pas facile. Cette scène s’est passé aujourd’hui (rappel) et nous sommes en 2010, pas en 1940. Ces gens qui hurlent « sales tarlouzes! » « allez faire ça chez vous! » « dehors! » sont des gens que vous pouvez croiser dans la rue, qui sourient même, mais qui sont capables de telles horreurs. A cette époque, cela dépasse l’entendement. Se croient-ils en croisade? J’aime à les croire débiles, atteint psychologiquement par cette maladie incurable appelée Religion. J’aime croire qu’ils sont irresponsables, juste déments, qu’ils ne pensent pas, parce que c’est interdit de penser. J’aime croire tout ça. J’aimais croire ça. J’étais rassuré.

Mais quand je vois ces visages transformés par la haine, quand je vois ces bouches béantes, ces crânes rasés, ces dents qui hurlent, ces cris, quand j’entends ça, quand je vois le monde que ça rassemble, derrière la bannière dépoussiérée de la race pure, sous l’étendard nauséeux de leur Dieu cruel et despote, sous les cris déments, sous leurs insultes… Moi j’abandonne. Je plonge. Sont-ils capables de faire cramer des homos parce que ce n’est pas autorisé par leur religion de merde? TOUS, ils méritent TOUS de cramer dans leur enfer, celui qu’ils ont inventé pour nous. Toutes, qu’ils soient Islam, Judaïsme, Christianisme, Toutes ces religions méritent de disparaitre. C’est un asservissement trop grand, et encore, depuis plus de 2000 ans, le plus grand danger de l’humanité. C’est la meilleur arme contre l’unité. La religion, leurs livre de pornographie céleste, à brûler dans le seul autodafé qui puisse être encore juste. A détruire dans le dernier bûcher, pour un monde meilleur. C’est ainsi.

Je préfère finir comme Sodome. Je finirai comme Sodome. Châtié par Dieu et sa Gestapo céleste, chassé par les SS qui lui servent de fidèle, humilié par ces foules rugissantes qui n’ont plus rien dans le crâne qu’une poignée de pages: leur sainte inquisition, Bible fétide ruisselante du sang de tous les hérétiques assassinés depuis des siècles. Je serai à leur procès si par justice un jour nous somme victorieux. Alors nous pourrons commencer à vivre. Je serai à leur procès et je ne jure par aucune pitié, ils prendront tous ces siècles d’humiliation sur leur pauvre dos glorieux, recourbés comme des petits fascistes qui ont senti le vent tourner. L’Histoire le dira. Mais j’espère être à leur procès.

Le Procès de la bêtise. Va-t-il arriver?

Crime contre l’humanité.

Je finis par un discours de Marilyn Manson, lors d’un passage sur la chaine MTV:

« Mes chers compatriotes, libérons-nous de l’oppression du fascisme chrétien, libérons-nous de l’oppression du fascisme de la beauté. Je vois bien que vous essayez tous de ne pas être laids, d’être mieux que les autres, de gagner votre place au paradis. Mais je vous le demande: voulez-vous vous retrouver dans un endroit rempli de CONNARDS ? »

C’est pour cette raison que le nouveau sous titre de ce blog sera : « Du côté de Sodome ». En signe de protestation contre cette dictature qui dure depuis trop longtemps. Trop de morts.

Sincères condoléances,

Oskar Cyrus

 

EDIT :

Les petits Nazillons d’extrémistes catholiques du salon beige (je ne donnerai pas le lien du blog de ces minables petits ligueurs morveux) ont postés un compte rendu en direct du kiss-in improvisé devant Notre-Dame. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous le faire lire. Pardonnez-moi l’expression, mais c’est presque bandant de précision pornographique.

14h00 : Actuellement, il y a une centaine de personnes sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Toutes catholiques, et aucun activiste homosexuel à l’horizon. Ils seront restés sagement place St Michel. Néanmoins, il semble que le groupuscule ultraviolent Act Up ait prévu d’intervenir. De nombreux policiers sont déployés sur la place.

14h10 : 5 provocateurs homosexuels ont été rembarrés par les forces de l’ordre. On compte environ 150 catholiques sur le parvis.

14h30 : Environ 200 catholiques ont été provoqués par une trentaine d’extrémistes homosexuels. 4 personnes ont été interpellées.

15h10 : une dizaine de militants de SOS-Racisme n’ont pas réussi à déployer les affiches qu’ils avaient apportées. Ils ont été gentiment raccompagnés au-delà du parvis.

Que dois-je dire après cela? « Activiste homosexuel » « provocateur homosexuel » « extrémistes homosexuels », je dois dire que pour varier la forme, ils ont du vocabulaire. Mais amusez-vous à comparer ce texte avec celui d’Himmler. On va faire un quiz après. « Qui a dit quoi? » Je pense qu’il y aura beaucoup de confusion. Ajoutez au fait que ce groupuscule d’extrême-droite soit lié au FN… Drôle, non? Comme on se retrouve toujours au même endroit.

Aller, en bonus, un autre morceau choisi, celui-ci vient du père Tony Anatrella:

« La confusion des principes à ce sujet ne peut qu’obscurcir et fragiliser le cadre porteur de la société en déstabilisant le couple, le mariage et la famille qui ne sont pas à la libre disposition du législateur et du pouvoir politique pour en changer la nature. Ils ont la responsabilité de créer des lois en cohérence avec la nature altersexuelle du mariage et de la famille. Leur transgression favorise un tohu-bohu dans la différence des générations et insinue l’endogamie du même avec le semblable suscitant l’insécurité et accentuant la violence dans les relations humaines. Il suffit d’observer dans quel état moral se trouvent les pays développés lorsque des politiques se jouent des invariants humains. En France, le partenariat contractuel créé par le Pacte civil de solidarité (1999) a fait chuter le nombre des mariages. Un fait prévisible et qui fut annoncé en son temps. Le Pacs est à l’image de la précarité affective de l’époque actuelle et ne contribue pas à la paix sociale. Bien au contraire, il participe à la dissociation invisible des liens symboliques dont la société a besoin pour vivre. […]

Les médias et les militants des associations homosexuelles se donnent même le pouvoir de banaliser l’homosexualité dans de nombreuses séries télévisées et dans des débats qui font l’impasse sur la problématique psychique qui est en jeu, et de la propager dans les écoles. Une chose est d’en appeler à respecter les personnes, une autre est de permettre le mariage et la filiation à des personnes de même sexe ; voire d’imposer l’homosexualité auprès des enfants et des adolescents dans le cadre scolaire. Les jeunes sont souvent dans des périodes de maturation affective et dans le dénouement de leur identification homosexuée (qui n’est pas encore l’homosexualité) pour acquérir de la confiance dans leur identité. Au lieu de les aider à s’acheminer vers l’hétérosexualité, on leur présente l’homosexualité comme une alternative, ce qu’elle n’est pas, qui les renvoie à une régression en érotisant leurs identifications premières. La plupart des jeunes ressortent de ces séances en masquant leur sentiment de révolte d’être ainsi manipulés car ils savent bien qu’on veut les entraîner sur un terrain qui ne représente pas un réel accomplissement affectif. Les médias et les militants de cette cause sont perçus comme ceux qui veulent justifier à tout prix une situation dont la base est problématique. Pour les enfants et les adolescents, un couple et une famille, c’est un homme et une femme. Le reste est une duperie sociale et une affaire de convenance qui est étrangère au mariage et à la parenté. L’école devient ainsi l’enjeu d’influences idéologiques sous le prétexte de la lutte contre « l’homophobie », ce qui est un prétexte pour imposer une singularité et déposséder les parents de leur éducation. »

 Le plus drôle est à suivre. Ce prêtre, qui se prétend psychanalyste, a par plusieurs fois été accusé (sans suite cependant mais il a un carnet d’adresse plutôt bien rempli) d’attouchements sexuels. C’est à lire sur le site tetu.com là:

http://www.tetu.com/actualites/france/Attouchements-sexuels-la-plainte-contre-Tony-Anatrella-est-classee-sans-suite-11966

Voilà la fin de cet Edit assez long.

Bonne nuit.

Musique : Evelyn Evelyn

Les soeurs siamoises Evelyn Evelyn découvertes par Jason Webley et Amanda Palmer

Les soeurs siamoises Evelyn Evelyn découvertes par Jason Webley et Amanda Palmer

Les Sœurs Siamoises Evelyn Evelyn, après avoir tourné dans des cirques à travers les Etats-Unis, ont demandé de l’aide, via leur page Myspace, à Amanda Palmer et Jason Webley. Elle sont, d’après Amanda Palmer, les « seules soeurs siamoises auteur-compositeur-interprètes du monde. Elles ont 3 jambes, 2 bras, 2 coeurs, 3 poumons et une seule vie ». Le reste de leur histoire est obscur, elle sont timides et refusent tout interview. Elles ne parlent qu’à travers Amanda Palmer, qui se charge de la communication avec son ami Jason Webley.

Amanda Palmer est l’incroyable chanteuse du groupe cabaret-punk The Dresden Dolls, dont le premier album éponyme est sorti en 2004. En septembre 2008 elle a sorti un album solo, Who killed Amanda Palmer, après cinq années consécutives de tournée avec le groupe. Jason Webley, musicien alternatif Américain, accordéoniste, chanteur, guitariste à ses heures, l’accompagnera donc sur les routes de la tournée mondiale d’Evelyn Evelyn.

Premier album le 30 Mars, avec une flopée d’invités de marque, il n’en fallait pas plus au web pour se déchainer. On en parle jusque sur le site de Closer, le torchon people rose bonbon où l’on peut voir régulièrement la pilosité de Gérard Depardieu où le cadavre de Michael Jakson. On en parle pour une raison très simple: la présence sur l’un des titres intitulé MySpace, de la fille de Kurt Cobain et de Courtney Love, Frances Bean Cobain. Sont également présents le chanteur Gerard Way du groupe rock (sic) My Chemical Romance, Tegan and Sara, et l’écrivain Neil Gaiman.

Evelyn Evelyn

Seule photographie officielle des soeurs Evelyn Evelyn

Vidéo

Vidéo non officielle réalisée par Alex de Campi (qui a tout de même réalisé quelques vidéos pour Amanda Palmer), pour le titre Have you seen my sister Evelyn?

Liens

Evelyn Evelyn myspace

Amanda Palmer

Jason Webley

Articles

Spin.com (un titre à télécharger gratuitement!!!)

Voilà pour l’inauguration de la section musique!

A bientôt,

Oskar Cyrus

L’armée est un jeu comme les autres

dans le jeu "Colin McRae Dirt 2"

dans le jeu "Colin McRae Dirt 2"

Tuer c’est gagner. L’armée à toujours eu des techniques de recrutements d’une rare indécence, et des méthodes que l’on pourrait souvent rapprocher à celles des sectes les plus féroces. Manipulation, propagande, l’armée a ses armes pour attirer vers elle les jeunes un peu désœuvrés, ceux qui rêvent d’aventure, ceux qui sont seuls et qui veulent être acceptés dans une « communauté ». Et j’en passe. La première fois que j’ai été scandalisé par ces méthodes, c’est à un salon de l’orientation et de l’emploi, avec une classe de troisième de collège, et là, en ouverture, le stand de l’armée. « Vous rêvez d’aventures? » est la première phrase que l’on voit. Au menu, petit logiciels explicatifs, simulations, prospectus dans lequel on nous miroite une aventure formidable, des sensations fortes… Le « devoir »? Le « métier »? La « défense »? Ces notions que l’on pourrait attendre de l’armée étaient complètement absentes. Et pour cause : pour avoir les gamins de 14-15 ans, ce n’est pas le patriotisme qu’il faut mettre en avant. C’est le côté sensations fortes, communauté, famille… Entendons nous bien: je déteste tout autant les notions de « patriotisme », de « défense », de « devoir envers l’Etat ». Je déteste l’armée également, et sa mission, et ses résultats catastrophiques. Ce que je veux montrer, c’est le double mensonge de l’armée dans ce genre de manifestations. On ment sur les missions officielles de l’armée (devoir de défense…) parce qu’on ne peut plus penser ça, au 21e siècle, la vie à changé, les guerres ont changés, et les guerres n’ont jamais été des causes populaires, mais des disputes d’ambassades, des vexations politiciennes, de vulgaires pets qui n’ont jamais servi à rien d’autre qu’à tuer et à tenir le peuple du bon côté du pouvoir. Deuxième mensonge : on ne sert même plus les missions officielles de l’armée, et on fait miroiter aux jeunes boutonneux fans de jeux vidéos une expérience formidable, des sensations fortes, une véritable aventure.

Aujourd’hui, donc, la cible, c’est les jeux vidéos.  Oh, non, pas les jeux de guerres, non. C’est vrai. Les courses de voitures, les jeux de sport… Mais l’excuse est hypocrite, car si les jeux ne sont pas des jeux violents, les joueurs sont les mêmes. Et beaucoup tendent à l’oublier.  L’objectif, recruter sur l’ignorance, sur la peur, sur le désœuvrement, et sur la manipulation. Autre excuse : l’image est rapide, ils n’ont pas le temps de voir. Excuse encore plus traitre, c’est ce que l’on appelle le « subliminal ». Les yeux enregistrent tout, c’est comme les publicités sur la route et les autoroutes. Le cerveau enregistre le message, qui est en l’occurrence « devenez vous même.com » L’adresse d’un site, donc, de recrutement de l’armée, avec un message traitre, « devenez vous-même ». (liste des jeux concernés ici)

Devenez vous même? un leurre

Affiche de l'armée

Et c’est là que l’on arrive aux méthodes de recrutement des sectes. En choisissant de tels slogans l’armée s’inscrit dans la droite ligne des grandes campagnes de propagande. Les thèmes sont les mêmes « être soi » « aventure » « communauté » voire « famille » « dépassement de soi ».  Sous titre? « vous faites comment pour qu’ils vous suivent? » No comment. Je suis donc aller faire un petit tour sur le site devenezvousmeme.com, que je ne mets pas en lien de peur que vous tombiez dessus, bien entendu. Petit florilège en images:

sondage sympathique

sondage du site de recrutement

Il devient évident que les raisons qui poussent les jeunes à se faire recruter sont de mauvaises raisons. Les choix présentés dans ce sondage n’y sont pas pour rien: L’aventure, La cohésion, commander, tous les jeunes mal dans leur tête et dans leur peau veulent ça. suite:

Devenir soi-même? De la manipulation digne d'une secte

Dans ce texte, on parle « d’épanouissement professionnel et personnel » de « vie hors du commun », on place « potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer »…etc on manipule le côté renfermé de certain jeunes, voire frustré. (cliquez pour agrandir).

Leader ou loser, le choix est fait.

Commander? Être un leader? C’est mieux de ne pas être un loser! Gagnant ou perdant? Fort ou faible? Ce texte s’adresse essentiellement aux jeunes seuls, parfois même rejetés, qui voudraient tant avoir l’âme d’un chef. « Vous faites comment pour qu’ils vous suivent » Suivre? Pas pour moi!

Devenir un chef. Ne pas suivre.

Là, la cible est clairement citée, elle est « certains, timides et réservés, ont trouvé dans la vie militaire la capacité de se faire obéir, mieux, de susciter l’adhésion ». Je ne commente pas plus.

La famille? Pour ceux qui n'en ont pas!

Une famille. Beaucoup de jeunes sans trop de famille, ceux dont le père est absent, qui ont vécu sans parents, ceux dont la mère les a abandonnés, parents divorcés… Tout ceux là vont se reconnaitre dans « la famille ». Si je dis que c’est digne d’une secte, c’est que je me rappelle de celle fondée par Charles Manson, serial killer bien connu pour avoir assassiné Sharon Tate. Il avait fondé une communauté, avec certains rites, certaines croyances stupides, dont il était le gourou. Il avait appelé ça « Manson family ». De nombreuses sectes font appel à cela. Scientologues, témoins de Jéhovah, mormons… Des sectes légales, certes, mais avec des effets désastreux, et des morts.

Jouer sur la confiance avec ceux qui se sentent abandonnés...

« Faiblesse » « maillon » « chaine ». « Dominer » sa peur, « qualités humaines qui vous serviront (…) dans votre vie personnelle. » Cet extrait est particulièrement gratiné. « On vous fait confiance », c’est du racolage pur et simple. Jouer sur la confiance avec ceux qui se sentent rejetés, mis au banc, c’est toujours la même cible. Toujours les mêmes effets.

Alors, la conclusion? C’est ignoble. Mais je tiens avant de refermer cet article à vous faire part de la Journée d’Appel Pour la Défense, à laquelle j’ai assisté l’année dernière. La vérité, c’est que j’en suis ressorti plus antimilitariste que lorsque j’y suis entré. C’est certainement, dans le palmarès des journées les plus éprouvantes de ma courte existence, celle qui tient la première place, ou pas loin. C’est épouvantable de mensonge, de manipulation, de propagande, de niaiserie, de patriotisme primaire, de servitude débile… On nous installe dans une salle à regarder des films pendant une journée. Lavage de cerveau. L’armée c’est bien, on paye les études, vous pouvez avoir une vie de famille (la précision est louche, sic), apprendre à vous dépasser, sensations fortes… Et on recommence. Témoignages très crédibles (on sent le texte appris par cœur)… e tj’en passe des meilleurs. Je suis sorti dégouté de tout ce qui fait l’armée. On nous a asséné de « devoir envers la patrie ». Quel devoir? Quelle illusion! Je n’ai aucun devoir envers ma patrie, parce que je n’ai pas choisi d’être né ici. Je ne choisis pas non plus de faire la guerre ou non, si guerre il y a. On m’impose des raisons, des objectifs, non, je ne veux pas, M. le président, être le premier de vos moutons, et tuer des gens qui ne m’ont rien fait.

Tout n’est que querelles de tapis rouge. Il y a des soldats qui se tirent dessus, mais qui sont pareils. Ils sont les mêmes. Ils défendent leur patrie pour les même raisons, c’est à dire pas les leurs. J’espère que la réquisition n’existe plus, parce que je n’irai pas faire la guerre. Je préférerai être fusillé par mon pays plutôt que d’assassiner des hommes qui sont comme moi, et qui ne savent pas ce qu’ils font dans la boue, à tirer sur des cibles diabolisées. Propagande. Manipulation.

Sincères condoléances,

Oskar Cyrus